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Accédez au forum Atitam contact impression français english Español Mise à jour : 11/03/2008
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La descente vers l'Inde puis Bénarès!

Je venais d'arriver dans la ville sainte de Bénarès/Varanasi (au Nord-Est de l'inde) après deux journées inoubliables à descendre lentement en car/bus/shaker les pentes de l'Himalaya depuis Pokhara, au Népal.

 

Les précipices sous la fenêtre étaient aussi profonds que les suspensions du bus étaient mortes depuis bien longtemps. Le sentiment de sentir ses vertèbres s'entrechoquer à chaque nid de poule se trouvant sous la malheureuse roue vous laisse apercevoir mon état physique à l'arrivée à Bénarès.

Mais quelle aventure, que de paysages merveilleux à traverser pour atteindre les plaines du Gange. Du doux Népal, je venais de pénétrer dans la puissante Inde et j'avais les sens dans tous les sens!
Je me suis laissé porter en rickshaw vers un Guest house ("pension de famille/hôtel/guide...) à 100m des bords du Gange, chez "Rocky Balboa".

Rocky est l’homme qui m'a accueilli. Deux yeux noirs bien ronds me regardaient fixement, un sourire enfantin se laissait apercevoir sous une moustache indienne évidente.
"Wellllllcom ien Bénares, wherrrre do you com from??? Quel accent sublime! Il me montra une chambre, au dernier étage, sur les toits- terrasses de la ville. Le soleil partait pour sa sieste et peignait le ciel de feu.

 

Rocky me présenta ainsi  la ville sainte, en deux phrases:
-" Tu vois, les ghats sont là, à 100m et là coule le "Gange sacré." Il sourit et rajouta lentement:
-"Ferme toujours la porte du balcon et méfie-toi des singes, ils sont sacrés ici!"
Des centaines d'enfants faisaient voler habilement (pour avoir essayé par la suite sans succès) leur cerf-volant dans les lueurs du soir. Sur chaque toit se trouvait une famille qui accompagnait la fin du jour. Je restais 15 minutes sans bouger, sans réfléchir, encaissant sans broncher tant d'images magiques couplées à l'odeur si spécifique de l'Inde.


Je ne pris pas la peine de manger. La fatigue gagna le combat et m'envoya au pays des rêves (même si, dans cette situation, le rêve et la réalité ont une fâcheuse tendance à passer d'un coté à l'autre.)

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