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De retour! > Camille Postollec > Madagascar > Bonjour vazaha !
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| Le 20 avril - Majunga |
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Salama!! Chaque jour est riche de découvertes tant au niveau de la beauté du pays que de sa pauvreté. Je suis hébergée dans un quartier très pauvre de Majunga même si la maison est tout à fait correcte pour tout dire, certainement la plus correcte du quartier. En effet, toutes les maisons autour sont faites de taules et ne mesurent pas plus de 5 m² voire 2m². Par contre, je dois apprendre à cohabiter avec des bêtes en tous genres... Ca se passe mieux depuis que j'ai une moustiquaire (c'est psychologique...).
Avant d'arriver, je ne m'attendais pas à une telle pauvreté. Ce qui m'a le plus choquée, c'est de voir le nombre impressionnant d'enfants qui èrent toute la journée dans les rues. Ils n'ont rien. Même leur vêtements ne sont plus que des morceaux de tissus. Dans le quartier, tous les enfants commencent à me connaître. ils m'appellent tous "Tantine Camille"... Les gens sont vraiment très très gentils. il m'est impossible de me promener plus de 15 secondes sans rencontrer un grand sourire ou un "bonjour vazaha!!" (vazaha= étranger à la peau claire). Il n'y a aucune agressivité. Les seuls moments de peur que j'ai rencontré, ils sont en voiture. |
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Hier, j'ai eu le malheur de dire à un taxi que j'étais pressée... J'ai failli sortir. C'était comme toutes les voitures ici, une 4L. Sur le tableau de bord, rien ne marchait: le kilométrage était arrêté à 330380Km, l'essence était à zéro tout comme la vitesse. Mon chauffeur et son voisin mâchait du qat (drogue locale) tout en slalomant entre les pousse-pousse, les charettes à zébus, les piétons, les vélos et les voitures. Je ne sais pas du tout à quelle allure on allait mais c'était effrayant! |
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En ce qui concerne le projet avec les écoles, actuellement, j'observe surtout le travail qui est fait. Dès demain, je vais découvrir la comptabilité de l'association. Elysa, la présidente qui m'héberge est très fatiguée. Elle n'arrête pas. Je vois les factures arriver tous les jours. Je vois aussi le nombre de personnes qu'elle aide. Il y a beaucoup de parents qui ne peuvent plus payer l'école mais Elysa refuse de renvoyer ces enfants. Elle se retrouve donc endettée de partout. Ici, les prix on énormément augmenté ces derniers mois.
Pour les courriers de l'école de Tréflaouénan, ils seront transmis. Elysa, la directrice les a déjà vu. Elle ne pouvait plus parler tellement elle était émus de ce que vous avez fait... Veloma.
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